En vidéo : rencontres dans leurs ateliers avec les cinq artistes de l’exposition Matières à penser

Exposition proposée par Norbert Waysberg, commissaire.

Artistes présentées :
– Paula Gellis, sculpture
– Monica Mariniello, sculpture
– Martine Salavize, sculpture
– An’do Tissier, sculpture
– Fernanda Tafner, photographie

https://centretignousdartcontemporain.fr/matieres-a-penser/

 

Exposition : Matières à penser au Centre Tignous d’art contemporain

Cinq femmes artistes, repérées lors des Portes Ouvertes des Ateliers d’Artistes à Montreuil en 2018, explorent la matière pour faire émerger des formes humaines qui questionnent la création, la primauté de la pensée ou du corps et la représentation de cette fusion intime.

De la légèreté diaphane des silhouettes en papier d’An’do Tissier, de l’élégant agrégat d’argile des modelages de Monica Mariniello, des formes voluptueuses des sculptures de Martine Salavize en passant par la rudesse de celles arrachées à la pierre par Paula Gellis et jusqu’à la gracieuse gestuelle d’un danseur capturée par l’objectif de Fernanda Tafner, le corps est le coeur des oeuvres présentées dans Matières à penser.

À peine suggérées ou parfaitement identifiables, les formes happent l’esprit du visiteur, conversent avec son âme, naviguent de la matière à la pensée, de la pensée à la matière.

 

Monica Mariniello: "La terre, par passion"

La sculptrice Monica Mariniello présentera ses dernières oeuvres dans le cadre de l'exposition collectif "Matières à penser" du 10 octobre au 14 décembre 2019 au Centre Tignous d’Art Contemporain de Montreuil

 

Martine Salavize : "Sculpter: c'est créer avec le vide"

"Au commencement, la puissance organique de l’excroissance d’un tronc captiva l’œil de l’artiste. Rapidement, les mains de Martine Salavize prirent le relaient. Avec un indicible plaisir, elles s’approprièrent la forme. Comme par magie, une métamorphose s’opéra. La matière originelle devint de la pâte à papier puis du béton Sika.”

 

An’do Tissier : "Irremplaçabilité"

Contournant l’architecture cotonneuse des nuages, un soleil timide éclabousse la campagne berrichonne et s’invite à travers les fenêtres de l’atelier d’An’Do Tissier. Sa lumière ricoche sur la surface diaphane de ses silhouettes. Leur peau en papier devient un albâtre aux miroitements éclatants.

 

Fernanda Tafner: "Photographier, c'est déployer son regard"

Qu’elles soient sales ou lavées, sur le cœur, en l’air ou même au fond des poches, les mains sont bien plus que le simple aboutissement du bras auquel elles sont anatomiquement reliées. Certaines parlent avec une éloquence rare. La finesse de l’ouïe de la photographe brésilienne Fernanda Tafner a su capturer la discrétion de leur discours pour mieux nous le faire entendre.

 

Paula Gellis: "Garder la mémoire de la pierre"

La paréidolie constitue le point de départ d’un grand nombre des sculptures de Paula Gellis qu’elles soient en marbre, en granit ou comme ici, en bois. Du grec para (à côté de) et d'eidos (apparence, forme), il s’agit d’un phénomène psychologique au cours duquel l’on distingue des formes reconnaissables dans ce qui ne sont que des effets - nécessairement involontaire - de la matière.

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